Costume Kapenn

Afin de prolonger une conversation avec Évelyne, j’ai eu envie de rassembler quelques documents sur le costume du Cap Sizun, costume dit « Kapenn » (ou « Capiste »). Il n’y a que peu de documents sur le costume masculin ; aussi sera-t-il question ici essentiellement du costume féminin.

Dans les derniers temps de la tradition vestimentaire, ce costume n’était plus porté que dans quelques communes, tout au bout du Cap Sizun : Plogoff, Cléden-Cap Sizun, Primelin, Esquibien, Lescoff et Goulien. Le territoire de cette mode fut plus vaste autrefois puisqu’il s’étendait jusqu’à Audierne et Beuzec. Il faut noter par ailleurs que l’Ile de Sein peut être rattachée à cette mode, même si elle présente quelques particularités.

Femme du Cap, vers 1900

Longtemps, les Kapenn ont conservé une coiffe de grosse toile avant de la faire évoluer rapidement en une coiffe plus légère de filet brodé. Néanmoins, la structure, le patron, le montage en sont restés singulièrement inchangés jusqu’aux derniers temps.

vieille femme en coiffe (vers 1950)
dessin de Homualk
Mathurin Méheut, la Mère Alain (Lescoff)
Primelin chapelle St-Tugen 2 (autochrome, 1910)
Femmes tricotant (vers 1900)
coiffe du Cap Sizun, vers 1900-1920
coiffe du Cap Sizun, vers 1900-1920

Alors même que la plupart des femmes portaient encore la coiffe en toile, certaines, les plus aisées, arboraient pour les grandes cérémonies, une coiffe de même coupe mais confectionnée en filet et richement brodée (ce qui a pu la faire prendre pour une cornette, comme celle que portaient les Douarnenistes voisines, et que portent aussi les Kapenn, mais qui diffère assez sensiblement de la coiffe et qui présente des spécificités qui la font distinguer de la cornette douarneniste). De plus, ces femmes portaient sur le costume habituel (avec le col) un grand châle et un tablier à petit devantier (alors que le tablier ordinaire n’en comportait pas). C’est cette coiffe qui, en se réduisant, est à l’origine de la coiffe actuelle. Quant à la cornette proprement dite, elle était excessivement exceptionnelle et réservée essentiellement aux processions.

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